Archives du mot-clé musique

musique du vendredi au soleil!

L’excellente Tami Tamaki vient de lancer son dernier morceau pailleté et féministe! Et c’est trop bien!!! Le titre est explicite: Eat Me When I Bleed.   Enjoy!

If this was something men did / It would be such a big thing in pornography / You would see girls sucking out the last drop of blood from a dripping dick / Painting lips red like lipstick / So eat me in the name of equality.

Bon weekend!

 

C.L.I.T

Pour le 8 mars dernier, cette vidéo parodie a été lancée sur les réseaux sociaux et youtube, pour être censurée 36 heures après pour « contenu explicite ». Finalement, sans autre explication, Youtube est revenu en arrière. Une réponse de deux femen à l’affreuse « chanson » d’Orelsan, une ode au viol++ en bonne et due forme.

Pour sa sortie, Sarah Constantin et Elvire Duvelle-Charles ont rédigé un communiqué de presse:

“C’est en apprenant la relaxe du rappeur Orelsan poursuivi pour ses textes violents envers les femmes que C.L.I.T, duo parodique et féministe, est né. En France, le sexisme semble avoir un statut juridique tout particulier: on appelle ça de la liberté d’expression. Orelsan n’aurait donc rien à se reprocher, puisque ce n’est pas lui qui appelle à violer les femmes, mais son personnage. Mais attendez, si on remplace ‘femme’ par ‘noir’, ‘arabe’ ou ‘juif’, ça s’appelle de l’incitation à la haine non? Le sexisme serait-il moins grave que le racisme? Se faire discriminer pour son sexe moins grave que de se faire discriminer pour sa couleur de peau? Cette parodie de Saint-Valentin d’Orelsan, où le ‘clit’ remplace la ‘bite’, se veut être un miroir des propos sexistes que nous entendons quotidiennement dans les textes de rap, que ce soit ceux de Booba, Karris, Seth Gueko ou Vald, pour ne citer qu’eux. Arrêtons avec cette excuse qui cautionne les textes faisant l’apologie de la culture du viol et de la misogynie sous prétexte que le rap est un moyen d’expression violent. Les rappeurs qui cumulent les millions de vues sur YouTube ont une responsabilité face à leurs fans, ils font partie de la culture pop. En France, une femme se fait violer toutes les 7 minutes et plus d’une centaine de femmes meurent chaque année sous les coups de leur conjoint. Près d’un tiers des 18-24 ans pensent que les femmes peuvent prendre du plaisir à être forcées lors d’une relation sexuelle. Alors, ne serait-il pas temps de faire changer les choses?”